Boss versus Behringer : le test

Publié le par Fab

Donc comme promis, la comparaison de deux petites pédales dédiées blues.

Pour placer la chose, la Boss était ma première pédale, que j’ai dû acheter dans les 80 Euros y’a deux ans, tarif normal pour une pédale. La Behringer est toute récente et je l’ai payé 23 Euros !

Presque 4 fois moins selon où vous achetez votre matos. Perso mon adresse c’est La Pédale à Paris (du côté Pigalle). Je sais que les magasins du quartier n’ont pas forcément bonne réputation, mais j’ai toujours été bien reçu chez ceux là. Attention hein, le site web est propre mais le magasin est grand comme un placard à balai et souvent bondé. Ce qui n’empêche pas les vendeurs de vous faire une pitite démo du matos quand c’est pas trop blindé. De plus j’ai déjà été très bien conseillé sur du matos, y compris sur des produits moins chers et mieux adaptés ! Voila qui est dit.

 

Donc la Boss, je la connais bien et pour avoir vu la Behringer en démo, j’ai voulu tester plus loin.

 Boss BD2

Behringer BO100

Considérations générales :

Deux pédales dites « de blues ». Elles simulent toutes deux un ampli classique, « à lampes » mais c’est un argument de vente, disons que le son est plus chaleureux qu’un ampli transistor basique.

Réglages : Level et Gain, super classique. C'est-à-dire Level correspondant plus ou moins à un volume ou un boost, et gain ajoutant du drive.

On peut donc obtenir des sons depuis le clair, jusqu’à l’overdrive rock. Je dit bien rock hein, pas métal. Un niveau d’overdrive bien poussé permet de jouer en power chord sans soucis.

Le réglage Tone, agit… sur la tonalité. Plus rond et étouffé dans un sens, plus ouvert voire acide dans l’autre.

Voyons les différences :

Présentation : la Boss dans une boîte en carton avec un petit manuel très succinct. La Behringer sous blister plastique façon « j’ai acheté ça dans un rayon à Auchan ». Moins class’.

Boîtier : Boss : acier laqué bleu, potards métal et plastique, impression de solidité classique de la marque. Increvable. Pile sous le footswitch, accessible par une molette. Propre et de bon goût.

Behringer : aïh ! Plastique épais, potards légers, pile mal accessible (il faut déboîter le footswitch). Léger, léger. Pas soigneux s’abstenir. Connectique bof, ça accroche quand on débranche. Pour l’anecdote, ils ont collé une plaque métallique sous la bête pour donner un peu de poids à l’ensemble. Pas glop et je vous parle pas de la couleur. La notice est là juste pour dire.

 

Le son :

Boss : chaleureux pour du Boss ! Bon c’est pas un incendie, je dirais un petit feu de bois. Mais le grain est très beau selon moins. En jouant sur les potards on peut avoir un son relativement rond et chaud, du rocailleux, du plus agressif. C’est très très polyvalent. On passe doucement du clair au saturé. C’est ce que je trouve excellent dans cette pédale. On peut la servir à toutes les sauces ou presque. J’aime beaucoup et je recommande.

 

Behringer : bin là surprise ! Quatre fois moins cher veut-il dire quatre fois moins bon ? Pas tout à fait. La plage de sons est la même à un poil près. C’est une quasi copie. Le son est plus compressé c’est sûr, mais je dirais que c’est au contraire intéressant. En jouant longtemps les deux on sent quand même une différence. La Behringer est légèrement métallique, on a quand même l’impression qu’à l’écoute attentive, le son est moins beau. Cela reste très subjectif, je n’ai pas encore une oreille parfaitement exercée.

 

Conclusion :

Question finition et durabilité, il n’y a pas à se poser de question, c’est Boss le top. Il n’y a qu’a voir le marché de l’occas’.

Question son : Boss d’une courte tête. Les puristes diront Boss sans hésiter.

Rapport qualité prix : Behringer grand gagnant. Pour celui qui est fauché, qui débute, qui veut se faire un pitit plaisir, c’est idéal.

Le choix entre les deux effets mérite réflexion, sachant que pour le prix d’une Boss vous avez presque quatre Behringer, c'est-à-dire déjà un set d’effet complet. Cruel dilemme !

De plus, j’ai pu écouter certains autres effets en magasin et c’est honnête. Je ne dis pas révolutionnaire ou à tomber de qualité, mais très honnête vis à vis du prix. Par contre, la politique de publicité de Behringer me semble outrancière, on ne peut pas parler d’effets « ultimes ».

Evidemment les pros, les puristes, les durs, taperont dans Boss sans même regarder Behringer. C’est justifié mais attention quand même au snobisme.

A cela je rajouterais que Behringer a eu une réputation de fiabilité douteuse sur certaines séries. Il s’agit là de rumeurs, que je n’ai pas pu vérifier, mais quand même, il paraît évident que pour tirer les prix il faut rogner sur quelque chose.

 

Voilà quelques éléments de comparaison, de plus le catalogue de Behringer est énorme, comparable en gros à Boss, plus certains classiques (une TS9 à 35 euros !?!?!).

Si ça pouvait faire baisser les prix des concurrents !

 

Enfin, toutes ces considérations n’engagent que moi bien sûr, faites vous donc un avis vous-même en allant les écouter.

Publié dans Quand ça me gratte

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